Xavier Tresvaux a été révélé au public en 2009 avec la parution du roman Les Gogols chez Gallimard. A la première personne, il y raconte l’histoire de Stanislas Berthier. Issu de la bourgeoisie versaillaise, ce jeune homme est convaincu que ses gènes sont programmés pour lui faire rater sa vie. Après avoir flirté avec l’extrême droite, puis le communiste, il découvre les drogues et la musique punk à la fac, pour finir veilleur de nuit à Paris, dans un hôtel où il côtoie des travailleurs immigrés. Son parcours s’achève en prison à 35 ans, d’où il raconte son histoire. Dans ce livre, Xavier Tresvaux s’interroge sur la dérive de la France entre 1975 et 2005, qui a abouti à l’élection de « Sarkozy le psychotique ». Il décrit un monde où « les corvéables à merci étaient rongés par l’angoisse et les patrons se gardaient de les rassurer ». Dans ce cauchemar du libéralisme, les gens de sa génération représentent « l’avènement final des faibles, leur baroud d’honneur. (…) Les Gogols empêchent la relève d’hommes neufs »

xavier tresvaux